«Voyons Bigoudi, ne défèque pas devant la porte du voisin ! Oh, vilain chien ! Houlala, Kilévilin le toutou ! »
Passant devant la porte d’entrée de mon appartement, j’entend ces mots que chaque matin je redoute. Le clébard d’à coté a encore chié sur mon paillasson. Bordel, qu’est-ce que j’ai fait à ce
putain de chien pour qu’il viennent tous les jours vers sept heure et demi se soulager devant chez moi. Et cette vieille peau de voisine qui ne fait rien pour l’empêcher. En plus, elle ne nettoie
jamais. Même pas d’excuses. Rien. D’habitude j’attend qu’elle descende l’escalier pour me débarrasser de l’étron, mais là je sors pour m’expliquer avec elle. Même si je me trimballe encore en
caleçon et que je suis pas encore rasé. Rien à foutre. Merde alors !
J’ouvre la porte. Ha haa ! La main dans le sac ! En plus, l’horrible bestiole a encore le cul qui fume ! La voisine se baisse lentement pour porter son yorkshire. Et elle prend tout son temps
pour se redresser et me regarder à travers ses grosse lunettes avec un demi sourire.
« Ouiii ? Quoi qui gna ?
- Ben c’est vot’ chien ! Il a encore chié d’vant ma porte ! » Je pointe du doigt un tas d’excrément brun foncé, avec une légère teinte orangé, qui trône fièrement sur mon paillasson. La
vieille prend un air étonné, sans abandonner son horripilant sourire en coin :
« Aaaaah ? Aaaaah… Aaaaah ouiiii ! Excusez-le, mon bon monsieur. Le pauvre bigoudi vient de manger une gamelle pleine de croquette. N‘est-ce pas, Bigoudi ! Hein, le bon miam-miam à maman
! » Et elle continu à cajoler son clebs ! C’est pas possible !
« Mais bon dieu, c’est pas parce que son estomac est directement relié à son cul qu’il est obligé de se lâcher ici tous les matins. Et vous pourriez ramasser tout de même ! »
Silence. Touché ! Ne trouvant rien à répondre à ça, elle émet un dernier « excusez-le » et se retourne pour se traîner jusqu’à l’escalier. Pourtant, elle s’arrête devant les marches. Je
vois qu’elle sourit franchement maintenant, exhibant son dentier. C’est à ce moment que, sans se soucier de ma présence, elle s’esclaffe d’un rire mauvais et étranglé. Cela dure une minute. Sur
le moment, je crois qu’elle va tout simplement mourir de rire. Elle s’engage sur les marches, hilare.
Complètement désarmé, je reste planté devant ma porte pendant cinq minute. Mais c’est qu’elle se fout de ma gueule ! Vielle sorcière ! Là c’est sûr, elle le fait exprès ! Qu’est-ce que j’ai bien
pu lui faire ! Si c‘est à cause de la guitare électrique tous les soirs, on pouvait arranger ça autrement. À moins qu’elle soit complètement cinglé. Deux étage plus bas, au rez-de-chaussée,
j’entend un aboiement et un « Okiléyentiletoutou ». Elle revient.
Je décide donc de battre en retraite derrière ma porte. Pas la peine d’insister si c’est encore pour me rire au nez. Je jette un dernier coup d’œil sur la crotte. Au moins, j’ai pas marché
dedans. Pour une fois. Tiens, une idée. Elle va voir ce que ça fait d’avoir les pompes pleine de merde. Je dépose la chose en haut de l’escalier. Puis je rentre chez moi. Hé hé hé ! Fini de rire,
vieille bique.
D’après les autres locataires, elle a glissé en arrière puis a dévalé les deux étages en laissant derrière elle une traînée de sang et de matière fécale. Il paraît que c’était un sacré boucan :
des gémissement, des aboiements et surtout des craquements. À sa réception elle était pratiquement en morceau. Ses membres formaient des angles suspects et ses fausses dents s’éparpillaient sur
le sol. Il paraît même qu’elle s’est empalée sur sa canne. J’espère qu’elle n’a pas souffert. On dit aussi qu’elle a tenu la laisse de son chien durant la descente. La pauvre bête n’est pas morte
puisqu’on a pas retrouvé son cadavre. Elle a du s’enfuir à moitié étranglée. Je me surprend à penser que ça devait être marrant à voir.
Le lendemain matin, un jeudi, je me lève comme d’habitude pour aller bosser. J’ai bien dormi cette nuit. Aucun remords. Bof, tant pis.
Une fois prêt, je sors de chez moi. Et Splotch ! Même la vieille crevée, cette sale bête continu à m’emmerder ! elle m’a encore laissé un paquet devant la porte. Je m’avance pour gueuler un coup.
Des badauds sont massés autour de la porte de la voisine. Je viens voir à cloche pied, pour pas en mettre partout. Le yorkshire est là, traînant toujours sa laisse et la peau du cou méchamment
écorchée. Il gratte à la porte de sa maîtresse. Me voyant arriver, il trottine vers mois pour se planter à mes pieds. Et il me lance un de ces regards inquisiteurs qu’on n’oublie pas. Il sait !
Il sait ! Mais c’est qu’un chien, merde ! C’est pas possible ! Il n‘est pas assez évolué pour comprendre. Peut-être, mais le chien, il sait que je l’ai tué ! C’était un accident ! Je voulais
juste qu’elle foute les pieds dans les saloperies de son clébard. Je ne pensait pas qu’elle allait glisser ! Je ne voulais pas la tué !
« Oh il vous aime bien, monsieur Bairu. Vous devriez le prendre avec vous ! » Il en ont de bonnes ! Adopter le responsable de mes emmerdes !
Enfin, je dit aux voisins que je vais le promener tout de suite avant d‘aller travailler. Qu’elle heure est-il ? Bon, j’ai juste le temps de le pendre avec sa laisse dans un coin tranquille
du parc.
«Voyons Bigoudi, ne défèque pas devant la porte du voisin ! Oh, vilain chien ! Houlala, Kilévilin le toutou ! »
Passant devant la porte d’entrée de mon appartement, j’entend ces mots que chaque matin je redoute. Le clébard d’à coté a encore chié sur mon paillasson. Bordel, qu’est-ce que j’ai fait à ce
putain de chien pour qu’il viennent tous les jours vers sept heure et demi se soulager devant chez moi. Et cette vieille peau de voisine qui ne fait rien pour l’empêcher. En plus, elle ne nettoie
jamais. Même pas d’excuses. Rien. D’habitude j’attend qu’elle descende l’escalier pour me débarrasser de l’étron, mais là je sors pour m’expliquer avec elle. Même si je me trimballe encore en
caleçon et que je suis pas encore rasé. Rien à foutre. Merde alors !
J’ouvre la porte. Ha haa ! La main dans le sac ! En plus, l’horrible bestiole a encore le cul qui fume ! La voisine se baisse lentement pour porter son yorkshire. Et elle prend tout son temps
pour se redresser et me regarder à travers ses grosse lunettes avec un demi sourire.
« Ouiii ? Quoi qui gna ?
- Ben c’est vot’ chien ! Il a encore chié d’vant ma porte ! » Je pointe du doigt un tas d’excrément brun foncé, avec une légère teinte orangé, qui trône fièrement sur mon paillasson. La
vieille prend un air étonné, sans abandonner son horripilant sourire en coin :
« Aaaaah ? Aaaaah… Aaaaah ouiiii ! Excusez-le, mon bon monsieur. Le pauvre bigoudi vient de manger une gamelle pleine de croquette. N‘est-ce pas, Bigoudi ! Hein, le bon miam-miam à maman
! » Et elle continu à cajoler son clebs ! C’est pas possible !
« Mais bon dieu, c’est pas parce que son estomac est directement relié à son cul qu’il est obligé de se lâcher ici tous les matins. Et vous pourriez ramasser tout de même ! »
Silence. Touché ! Ne trouvant rien à répondre à ça, elle émet un dernier « excusez-le » et se retourne pour se traîner jusqu’à l’escalier. Pourtant, elle s’arrête devant les marches. Je
vois qu’elle sourit franchement maintenant, exhibant son dentier. C’est à ce moment que, sans se soucier de ma présence, elle s’esclaffe d’un rire mauvais et étranglé. Cela dure une minute. Sur
le moment, je crois qu’elle va tout simplement mourir de rire. Elle s’engage sur les marches, hilare.
Complètement désarmé, je reste planté devant ma porte pendant cinq minute. Mais c’est qu’elle se fout de ma gueule ! Vielle sorcière ! Là c’est sûr, elle le fait exprès ! Qu’est-ce que j’ai bien
pu lui faire ! Si c‘est à cause de la guitare électrique tous les soirs, on pouvait arranger ça autrement. À moins qu’elle soit complètement cinglé. Deux étage plus bas, au rez-de-chaussée,
j’entend un aboiement et un « Okiléyentiletoutou ». Elle revient.
Je décide donc de battre en retraite derrière ma porte. Pas la peine d’insister si c’est encore pour me rire au nez. Je jette un dernier coup d’œil sur la crotte. Au moins, j’ai pas marché
dedans. Pour une fois. Tiens, une idée. Elle va voir ce que ça fait d’avoir les pompes pleine de merde. Je dépose la chose en haut de l’escalier. Puis je rentre chez moi. Hé hé hé ! Fini de rire,
vieille bique.
D’après les autres locataires, elle a glissé en arrière puis a dévalé les deux étages en laissant derrière elle une traînée de sang et de matière fécale. Il paraît que c’était un sacré boucan :
des gémissement, des aboiements et surtout des craquements. À sa réception elle était pratiquement en morceau. Ses membres formaient des angles suspects et ses fausses dents s’éparpillaient sur
le sol. Il paraît même qu’elle s’est empalée sur sa canne. J’espère qu’elle n’a pas souffert. On dit aussi qu’elle a tenu la laisse de son chien durant la descente. La pauvre bête n’est pas morte
puisqu’on a pas retrouvé son cadavre. Elle a du s’enfuir à moitié étranglée. Je me surprend à penser que ça devait être marrant à voir.
Le lendemain matin, un jeudi, je me lève comme d’habitude pour aller bosser. J’ai bien dormi cette nuit. Aucun remords. Bof, tant pis.
Une fois prêt, je sors de chez moi. Et Splotch ! Même la vieille crevée, cette sale bête continu à m’emmerder ! elle m’a encore laissé un paquet devant la porte. Je m’avance pour gueuler un coup.
Des badauds sont massés autour de la porte de la voisine. Je viens voir à cloche pied, pour pas en mettre partout. Le yorkshire est là, traînant toujours sa laisse et la peau du cou méchamment
écorchée. Il gratte à la porte de sa maîtresse. Me voyant arriver, il trottine vers mois pour se planter à mes pieds. Et il me lance un de ces regards inquisiteurs qu’on n’oublie pas. Il sait !
Il sait ! Mais c’est qu’un chien, merde ! C’est pas possible ! Il n‘est pas assez évolué pour comprendre. Peut-être, mais le chien, il sait que je l’ai tué ! C’était un accident ! Je voulais
juste qu’elle foute les pieds dans les saloperies de son clébard. Je ne pensait pas qu’elle allait glisser ! Je ne voulais pas la tué !
« Oh il vous aime bien, monsieur Bairu. Vous devriez le prendre avec vous ! » Il en ont de bonnes ! Adopter le responsable de mes emmerdes !
Enfin, je dit aux voisins que je vais le promener tout de suite avant d‘aller travailler. Qu’elle heure est-il ? Bon, j’ai juste le temps de le pendre avec sa laisse dans un coin tranquille
du parc.